3 000 bus à hydrogène en circulation : Hyundai atteint un jalon historique en Corée du Sud
3 000 bus à hydrogène sur les routes : Hyundai atteint un jalon historique en Corée du Sud
Hyundai Motor a franchi le cap des 3 000 bus à hydrogène vendus en Corée du Sud. Un jalon qui montre à quelle vitesse l'hydrogène s'impose dans les transports publics — et ce que cela signifie pour l'adoption plus large de cette technologie.
- 3 062 bus à hydrogène vendus en Corée du Sud
- 751 km d'autonomie pour l'Elec City FCEV (bus urbain)
- 960 km d'autonomie pour l'Universe FCEV (autocar)
DE 1 000 À 3 000 EN DEUX ANS
Début avril 2026, Hyundai Motor a annoncé que les ventes nationales cumulées de ses bus à hydrogène avaient atteint 3 062 unités. Le rythme est soutenu : les 1 000 premiers bus ont été vendus en 2024, le 2 000e a suivi en 2025, et le compteur a déjà nettement progressé depuis. Cette courbe de croissance montre qu'en Corée du Sud, les bus à hydrogène ne relèvent plus d'un marché de niche, mais deviennent un mode de transport public à part entière.
Hyundai travaille sur la technologie hydrogène depuis 1998 et a lancé en 2019 l'Elec City FCEV — le premier bus urbain à hydrogène au monde. En 2023 a suivi l'Universe FCEV, un autocar à hydrogène conçu pour les autoroutes et les longues distances.
LES DEUX MODÈLES
L'Elec City FCEV est le bus urbain : il est équipé d'un système de pile à combustible de 180 kW, d'un réservoir d'hydrogène de 875 litres et d'une batterie lithium-ion de 78,4 kWh. Avec une autonomie de plus de 751 kilomètres, il convient aux lignes de bus très fréquentées sans nécessiter de plein intermédiaire. Le temps de recharge est inférieur à 30 minutes.
L'Universe FCEV est le grand frère destiné aux trajets plus longs. Avec un moteur électrique de 350 kW et une autonomie de près de 960 kilomètres, il dépasse largement le rayon d'action de la plupart des bus diesel. Particularité : Hyundai est le premier constructeur au monde à intégrer des amortisseurs à fluide magnétorhéologique dans un bus, ce qui améliore considérablement la stabilité de conduite et le confort des passagers.
L'AMBITION DE HYUNDAI MOTOR GROUP
Hyundai souhaite convertir à l'hydrogène l'ensemble des navettes circulant sur ses propres sites industriels avant 2030. Le groupe exploite déjà 74 navettes à hydrogène et en ajoutera 55 supplémentaires cette année. Hyundai prévoit également d'étendre son réseau de services pour véhicules utilitaires électriques à plus de 40 sites en Corée du Sud.
QU'EST-CE QUE CELA SIGNIFIE POUR LE MARCHÉ DE L'HYDROGÈNE ?
La Corée du Sud s'est fixé des objectifs ambitieux : le gouvernement vise au moins 21 200 bus à hydrogène en circulation et plus de 660 stations-service d'ici 2030. Le cap des 3 000 franchi par Hyundai est un signal clair de la maturité du marché. Non seulement en volume, mais aussi en matière de développement des infrastructures : Hyundai collabore avec des partenaires tels que SK E&S sur des systèmes d'hydrogène liquide destinés à des points de ravitaillement plus rapides et plus efficaces.
Pour le reste du monde — et donc aussi pour les Pays-Bas — il s'agit d'un point de référence important. Là où les voitures particulières à hydrogène peinent encore à s'imposer, le secteur des bus prouve que l'hydrogène peut bel et bien passer à l'échelle. Une autonomie de 750 à 960 kilomètres, un plein en moins de 30 minutes et une réduction de 72 tonnes de CO₂ par bus et par an rendent l'analyse de rentabilité de plus en plus convaincante.
PERTINENCE POUR LES PAYS-BAS
Les Pays-Bas disposent encore d'une flotte de bus à hydrogène relativement modeste, mais l'intérêt grandit. La législation RED III récemment adoptée — qui impose l'usage d'hydrogène vert dans les transports — donne également un coup de pouce au secteur des bus. Les résultats obtenus par Hyundai en Corée du Sud montrent ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les pouvoirs publics, les transporteurs et l'industrie unissent leurs forces.